« Quelle(s) gauche(s) dans notre paysage politique avant les élections de mai 2014 ? »

Jean François Lenoir - Pierre Lefévre

Ce jeudi soir, le PTB était l’invité d’AFICo (FGTB) pour un débat ayant pour thème : « Quelle(s) gauche(s) dans notre paysage politique avant les élections de mai 2014 ? ». 

En plus du PTB figuraient à la tribune le PS, ECOLO et le MG. Le PSL était présent dans la salle.

Une septantaine de personnes – dont pas moins d’une quinzaine de membres du PTB namurois ! – avaient bravé la pluie pour venir écouter les intervenants.

Le cadre du débat a été posé par Jean Faniel, chercheur au CRISP, qui a débuté son exposé par une citation de Norberto Bobbio, « l’égalité est l’étoile polaire de la gauche », la valeur fédératrice, qui la distingue nettement de la droite. Dans un second temps, en différenciant cinq clivages sur lesquels se positionnent les partis politiques, il a retracé l’évolution des partis de la gauche belge et détaillé leurs différences.

La parole a ensuite été donnée aux représentants des quatre partis invités : d’abord Stéphane Hazée pour ECOLO, Éric Wilmot pour le MG, Jean-Charles Luperto pour le PS et Thierry Warmoes pour le PTB. Chacun devait répondre aux questions : « Au vu des échecs des tentatives précédentes de rassemblement des gauches, une telle démarche aurait-elle plus de chances pour 2014 ? » et « Une gauche radicale renforcerait-elle le rapport de force de la social-démocratie vis-à-vis des partis libéraux ? »

Chaque parti a apporté ses réponses. La réponse complète de Thierry Warmoes est disponible ci-dessous : il y démontre notamment, en s’appuyant sur des faits, que le PTB, dans les communes où il se développe, renforce la gauche.

Le public est ensuite intervenu et n’a pas manqué de pointer les contradictions des partis gouvernementaux : le PS assumant son « Sans nous ce serait pire » et ne se remettant nullement en question et ECOLO manquant complètement de cohérence, notamment sur la question du traité d’austérité (TSCG), « voté car tout ce qu’il contient était déjà dans le six-pack. »

La colère et la déception étaient palpables. À chacun, après, de tirer ses conclusions sur ce qui aura été dit.

( Photo de Joël Dachelet )