Anouk Vandevoorde

Ces dernières semaines, le PTB a tenu dans tout le pays des congrès provinciaux. Dans la province de Namur également, des membres issus de chaque section locale se sont réunis pour définir ensemble les orientations pour les années à venir. Ils ont également élu une nouvelle équipe de direction provinciale rajeunie, avec plus de femmes et de travailleurs, dont Anouk Vandevoorde devient la présidente. Elle reprend ainsi le flambeau de Thierry Warmoes.

Anouk a 33 ans, habite à Jambes, est maman d'un petit garçon et attend son deuxième enfant. Elle commence à s'engager à l'âge de 21 ans, pendant ses études d'institutrice primaire, à travers le syndicat étudiant, avant de devenir membre du PTB en 2012 et de son mouvement étudiant, Comac. J'ai toujours été révoltée face aux profondes inégalités de notre société. Mais adolescente, je me sentais seule et impuissante face au capitalisme qui n'offre aucune perspective d'avenir aux jeunes. En m'engageant, j'ai pris conscience que non seulement nous étions nombreux à vouloir que ça change, mais aussi que lorsqu'on lutte ensemble, c’est possible.

Le coût de la vie et les factures d’énergie deviennent impayables, ça ne peut plus continuer. Comme parti de gauche, nous voulons jouer notre rôle, aux côtés du mouvement syndical et associatif, pour mettre la pression sur le gouvernement. Notre force au PTB c’est notre travail de terrain. Ces derniers mois, nos membres sont actifs sur les marchés, dans les quartiers, en porte-à-porte, avec notre pétition pour le blocage des prix de l’énergie. On va continuer et ne rien lâcher jusqu'à ce que la pression d'en bas force les partis traditionnels à prendre des mesures qui répondent réellement aux besoins des gens.

Moi-même, comme députée PTB, je vis avec un salaire moyen de travailleurs de 1850€. Alors, même avec 2 salaires à la maison, face à notre facture d'énergie qui a plus que quadruplé en un an et est passée à 650€/mois, on ne s'en sort pas ! Les partis traditionnels se contentent de nous donner des cacahuètes. C’est normal, les ministres, avec leurs salaires de 10 000 € ne sentent pas la crise. Et abandonnent la classe travailleuse pendant que les multinationales de l'énergie font des superprofits records. Ça ne peut plus durer !

Les gens sont en colère et ils ont raison. C'est pourquoi nous voulons continuer de grandir et renforcer notre implantation sur le terrain. Thierry Warmoes a construit, à partir de rien, le parti dans la province. Et aujourd’hui, notre présence est incontestable. Nous avons percé pour la première fois de notre histoire aux dernières élections communales, régionales et fédérales et nous avons des sections locales aux 4 coins de la province. Nous voulons continuer à transformer toute la sympathie qui existe pour le PTB en une force capable de changer les choses. On le voit, si on s’organise et qu’on se mobilise, c’est possible d'obtenir des victoires concrètes. A l'image de celles que nous avons obtenues à Namur pour plus de transparence au conseil communal ou pour la rénovations des accès des quartiers nord vers le centre-ville, mais aussi à Sambreville avec l'octroi d'un chèque de 1000€ pour aider les indépendants à traverser la crise covid, ou à Dinant avec l'abandon ces dernières années du parking payant… C’est ça qui change la vie de la classe travailleuse : avoir un parti qui se bat à ses côtés.

Cela ne se fera pas non plus sans les jeunes. La jeunesse porte l’avenir en elle. On l’a vu se retrousser les manches pendant les inondations. Elle se mobilise dans les mouvements climatiques, contre le sexisme et toutes les discriminations. Et je le vois au quotidien en portant au parlement la voix des étudiants qui luttent contre la précarité étudiante, la sélection à l'entrée des études et la vision élitiste de l'enseignement défendue par la Ministre Valérie Glatigny (MR). C’est un message que je veux envoyer aux jeunes et spécialement aux jeunes femmes : vous avez raison de vous battre. Il y a un monde à changer et une place à prendre dans la société et dans notre parti. Prenez-là !