Majorité ou opposition, un élu PTB vaudra de l'or

Tu veux un changement pour Namur ?

Alors pour quel parti voter ?

Pourquoi le PTB peut donner une réelle plus-value à ton vote.

 

De nombreux namurois sont encore indécis quant à leur choix de vote pour ce 14 octobre. Des retours que nous avons, ils sont sûrs d’une chose : ils ne veulent plus de la majorité actuelle et de la politique menée à Namur depuis 12 ans.

Des questions se posent : " À qui donner sa voix pour obtenir une autre majorité ? " , " N'est-ce pas plus utile de voter PS ou Ecolo que pour le PTB ? " …

Remplacer la majorité actuelle, pour quoi faire ?

Voilà pour nous la question essentielle qu'il faut se poser.

Pour rompre avec les pratiques actuelles. Pour appliquer un programme qui part des besoins de la population.

En terminer avec la conception de la ville comme un produit à vendre aux barons de l’immobilier et où tout est fait pour attirer des touristes et des ménages avec des revenus les plus élevés possible.

En terminer avec l’austérité, qui fait qu’aujourd’hui l’échevine de l’accueil extrascolaire a cédé la gestion des garderies à une « ASBL » qui se sucre bien sur le dos des parents, ou encore que le budget du CPAS n’est pas augmenté proportionnellement à la hausse des recettes communales et l’augmentation des demandes.

En terminer avec les « grands projets » de prestige et s'attaquer enfin avec ambition à la précarité, la pauvreté, les logements trop chers et les problèmes de mobilité. Ne plus laisser aucun logement à l'abandon et investir enfin dans le logement social. Taxer moins les ménages et plus ceux qui ont les moyens, augmenter les moyens du CPAS.

Pour notre droit à la mobilité et pour la qualité de l'air que nous respirons, se battre pour plus de bus et pour le transport public gratuit comme dans 100 autres villes européennes. Assurer une transition écologique.

Il y a tant à faire ! Les problèmes sont criants, là devant nous. Il y a une urgence sociale, et une urgence climatique. Il faut s'y attaquer avec ambition. Ne pas se contenter de changer quelques détails ici ou là, mais avoir une véritable révolution urbaine. Quand il a démissionné du gouvernement français, Nicolas Hulot a dit : "Nous faisons des petits pas, mais est-ce que les petits pas suffisent? La réponse est non."

Le PTB fait bouger les choses

S'attaquer avec ambition aux problèmes des Namurois, voilà le combat que le PTB veut mener, et il n'a pas attendu d'être au conseil communal pour le faire. Sans y être, le PTB a déjà fait bouger les choses. Quelques exemples.

Le PTB a été le premier parti à révéler que la majorité cdH-Ecolo-MR voulait faire passer (discrètement) un règlement anti-mendicité pendant l'été 2017. Devant la mobilisation des citoyens, la majorité a dû reculer... avant de pondre un second règlement.

Le PTB a découvert le fonctionnement et le financement opaques de l'asbl NEW (Namur Europe Wallonie). Une asbl chargée par la Ville de vendre... la ville. Le tout, avec l'argent des citoyens... Devant le dossier du PTB, les autres partis ont dû justifier leur soutien à NEW. Depuis, les partis traditionnels demandent un (tout) petit peu plus de transparence. Mais ils savent maintenant que le PTB sera attentif à tout gaspillage d'argent public. Ce qui sera facilité par la présence au sein même du conseil communal.

Le PTB a aussi été le seul parti à s'opposer dès le départ au projet de centre commercial à la place du parc Léopold. Il a été de toutes les mobilisations pour préserver le parc et, avec de nombreux autres Namurois, a forcé la consultation populaire dont ne voulait surtout pas la majorité.

Par ses actions et celles de citoyens mobilisés, le PTB a mis en échec le plan Nam'In Move qui veut restructurer les lignes TEC pour diminuer la desserte des quartiers namurois. Ce plan avait pourtant été approuvé à l'unanimité (cdH, PS, MR et Ecolo) du Conseil d'administration du TEC Namur-Luxembourg.

Au niveau régional, nous avons obtenu la suppression de la taxe télé-redevance.

Bref, sur ces sujets et de très nombreux autres, le PTB, de par son travail d'information, de mobilisation, d'action, a réussi à peser sur la politique locale. Un poids qui sera décuplé si le PTB réussit à envoyer des représentants des travailleurs au conseil communal. Car personne ne peut douter du fait que le PTB restera fidèle à ses idées, son engagement et son programme.

C'est qu'aujourd'hui, le PTB se présente aux élections avec le programme le plus complet et le plus concret, tous partis confondus. Il contient 268 propositions pour un véritable changement à Namur et est consultable ici : https://namur.ptb.be/programme.

Le PTB montre la voie

Dans cette campagne, nous allons de surprise en surprise. Qui aurait pu dire que sur base d’un programme, le PTB allait déterminer les thèmes de la campagne et déjà obtenir des victoires au sein de la commune?

Pendant 12 ans, nous n’avons jamais entendu parler de « street workout » (sport urbain) à Namur, et voilà qu’un parcours a été inauguré le 6 octobre par la majorité cdH-MR-Ecolo dans le quartier des Balances (comme par hasard…). C’est la 4ème proposition de notre chapitre « Une ville sportive » : https://namur.ptb.be/une_ville_sportive. L’idée, comme celle de la 3ème proposition avec la réimplantation de parcours Vita, est de sortir le sport des salles et des clubs, de le remettre dans l’espace public, dans les quartiers et dans la nature, en permettant à chacun d’y accéder gratuitement.

Écolo se met à vouloir imposer des logements pour des bas revenus dans les futures constructions, alors qu'ils ont eu 12 ans pour le faire. C'est la 4ème proposition pour une ville où chacun est bien logé : https://namur.ptb.be/une_ville_ou_chacun_est_bien_loge.

Nous attendons avec impatience de voir quelle sera la prochaine idée que la majorité ira piocher dans notre vaste programme.
Va-t-elle lancer une plateforme démocratique où les citoyens pourront faire des propositions, en discuter et les soumettre au vote ? En incluant ces propositions mensuelles comme point à chaque Conseil communal ? Pour une ville intelligente technologiquement et socialement : https://namur.ptb.be/une_ville_intelligente_technologiquement_et_socialement.

Lancera-t-elle un plan logement spécialement pour les étudiants, en réponse au manque criant de logement estudiantin à Namur ? Pour une ville où les jeunes comptent :  https://namur.ptb.be/une_ville_ou_les_jeunes_comptent.


Qui apportera le changement ?

Certainement pas le MR ou le cdH. Mais pas non plus Défi, qui se présente comme un nouveau parti alors qu'il existe depuis très longtemps et que sa tête de liste vient du PS, la seconde du MR et le troisième du cdH… Au niveau économique, Défi est un parti néolibéral comme les autres ; ainsi il défend activement la pension à 67 ans. D'ailleurs dans les débats pré-électoraux, Défi s'est bien gardé d'être trop critique vis-à-vis de la majorité, tellement sa vision s'en rapproche.

Restent donc Écolo et le PS. En les renforçant, apporteront-ils un changement ? Bien sûr, tout progressiste namurois souhaite vivement une défaite des partis de droite aux élections de dimanche. Une reconduction  de la majorité actuelle serait une catastrophe pour Namur et pour les Namurois. Mais pouvons-nous compter sur les seuls Ecolo et PS pour apporter un vrai changement ? Le doute est permis. Pour avoir une politique véritablement progressiste, il faudra plus.

Pour ce qui concerne Ecolo, il est trop facile pour un parti (qui ne se réclame plus de gauche) de dire qu’avec une majorité différente il n’aurait pas un bilan aussi déplorable que celui d’aujourd’hui. Il a eu 12 ans pour faire ses preuves, et en 2006 il était le second parti de la majorité, devant le MR. Pourquoi subitement demain la situation serait différente ? Pourquoi seraient-ils pour défendre, entretenir et réhabiliter le parc Léopold au lieu de laisser Besix le raser pour son centre commercial ? Pourquoi feraient-ils tout à coup mieux en terme de mobilité que les quelques kilomètres de pistes cyclables aménagées (mais aucun itinéraire terminé), une diminution du service TEC et aucun parking de dissuasion réalisé ?

Philippe Noël, qui tire la liste Ecolo, déclare que le PTB serait « trop radical ». Mais après avoir lu le dernier rapport du GIEC* en quoi préparer la ville aux conséquences du changement climatique en misant sur davantage d’espaces verts et de plans d’eau est « trop radical » ? En quoi vouloir la gratuité des bus est « trop radical »  ? Écolo semble déjà paré à faire toutes les concessions pour appliquer un programme écologique minimum… afin de rester au pouvoir. Donc voter pour Écolo, c’est prendre un gros risque de continuer comme ces 12 dernières années, avec une coalition de droite qui plus est !

Le PS, garant d'un changement ?

Et le PS alors ? Dans l'opposition depuis 12 ans, il s'est refait une virginité à Namur. Et il faut le reconnaître : dans les débats pré-électoraux de ces dernières semaines, nous l'avons trouvé à nos côtés (contrairement à Écolo ou Défi) pour mettre les vrais problèmes des Namurois sur la table et dénoncer le bilan négatif de la majorité sortante en terme de précarité, de logement, de mobilité ou, encore, de vitalité des commerces. C'est positif, et ça prouve que nous pouvons trouver des points communs avec le PS. De nombreux points même. Sauf que, selon un article publié récemment dans Le Vif*, "il semblerait que les partis socio-démocrates tendent à oublier de plus en plus souvent leurs promesses électorales dès que leurs candidats sont élus."

On doit donc bien se demander en quoi, du jour au lendemain, le PS mènerait à Namur une politique différente de celle de Charleroi ou de Liège  ? En quoi le PS namurois, qui s’est abstenu sur le premier règlement anti-mendicité en vantant le modèle de Charleroi avec « la rotation des mendiants » se distingue-t-il de la majorité ? Fera-t-il à Namur autre chose qu'à Charleroi, où il a fait construire un immense centre commercial, projette une marina et a fermé des piscines ?

Il faut rappeler aussi que le PS au pouvoir voulait un centre commercial. C’est depuis qu’il siège dans l’opposition qu’il s’y oppose. Enfin, à plusieurs reprises on a pu voir la cheffe de file socialiste, Éliane Tillieux, faire des appels du pied au… cdH. Ainsi en 2017, pour la première fois en 10 ans, le PS n’a pas voté contre le budget – ne se scandalisant pas outre-mesure des taxes injustes et des dépenses bling-bling prévues. A l’époque le PS a aussi soutenu la majorité cdH-MR-Ecolo pour la cité des métiers, le futur Grognon, la passerelle cyclopiétonne… L’idée était bien de se montrer comme un partenaire potentiel (et docile) pour 2018. Tout récemment encore, Éliane Tillieux se vantait d'avoir voté 95% des propositions de la majorité en place. Et donc, sans un coup de talon du bourgmestre renvoyant le PS à la place où il veut le laisser, dans l’opposition, le PS semblait lui aussi paré à toutes les concessions pour remonter au pouvoir…


Alors en qui avoir confiance ?

En tous cas, si vous votez pour un candidat que vous connaissez plus ou moins personnellement sur une liste d'un parti traditionnel, ne vous imaginez pas qu'il suivra une autre voie que son parti. Une fois élus, ils suivent tous les consignes de vote du parti. Ça se vérifie à chaque législature.

Une seule chose est certaine pourtant : voter PTB le 14 octobre pour envoyer un maximum de conseillers de la gauche authentique au Conseil communal, c’est la seule certitude d’avoir des élu(e)s combatifs, qui ne luttent pas pour des places et sont motivés à défendre un programme solide, à porter les revendications de la population et des associations, tout en se mobilisant avec elles.

Voter PTB, c'est voter pour un parti différent, qui ne joue pas le jeu des partis traditionnels, un parti dont les mandataires ne s'enrichissent pas et qui vivent avec un salaire de travailleur.

C’est avec un nombre d’élu(e)s et un rapport de force important que nous pourrons bouleverser la politique namuroise. Que le PS monte au pouvoir ou reste dans l'opposition, le PTB en sera l'aiguillon à gauche. Qu'Ecolo reste au pouvoir ou qu'il bascule dans l'opposition, le PTB en sera l'aiguillon pour une véritable transition écologique.

Choisir le PTB est donc tout sauf un vote inutile. Quel que soit le scénario au lendemain du 14 octobre, nous mènerons la lutte pour reconquérir la ville. Reste à voir quel parti pourra nous suivre…


* GIEC : Groupe d'experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat

* https://www.levif.be/actualite/belgique/elections-la-contrainte-programmatique/article-opinion-1037579.html


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